[28-29/06/14] 24h Rollers du Mans

     

Re: [28-29/06/14] 24h Rollers du Mans

Messagepar dany-bxl » Mer 02/07/2014 23:34

despy a écrit:
Seb a écrit:Alors là c'est fini j'ai tout mis. Y compris 2 vidéos, une de l'arrivée de Claude et de Nico, et l'autre du podium de Hilde.
24H du Mans Roller -> ici hgjf


Mais mais mais, il n'y pas une goutte de pluie sur ces photos...... xcwxwc


C'est le seul moment ou son appareil ne pouvait être détruit par la pluie, la dernière heure et le podium
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Re: [28-29/06/14] 24h Rollers du Mans

Messagepar Seb » Jeu 03/07/2014 09:45

dany-bxl a écrit:
despy a écrit:
Seb a écrit:Alors là c'est fini j'ai tout mis. Y compris 2 vidéos, une de l'arrivée de Claude et de Nico, et l'autre du podium de Hilde.
24H du Mans Roller -> ici hgjf


Mais mais mais, il n'y pas une goutte de pluie sur ces photos...... xcwxwc


C'est le seul moment ou son appareil ne pouvait être détruit par la pluie, la dernière heure et le podium

Merci Dany! Mieux vaut être clair avec tous ces Thomas! ytytyt
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Re: [28-29/06/14] 24h Rollers du Mans

Messagepar Joris » Lun 07/07/2014 15:17

morpheo a écrit:Palmes, masque de plongée, combinaison de pêcheur en haute mer et 45 paires de chaussettes pour garder les pieds secs ... fortement recommandés !
(noy)


Claude a écrit:Et pour rester dans l'original, on a fini la soirée au resto youhouuuuu qui vaut le détour

opppop


Flygirl a écrit:inondation de tente pour d’autres

Pour qui ?


Flygirl a écrit:félicitations particulières à Joris qui m’a vraiment épatée.

hjjhg Merci Fly
Mais n'oublions pas Claude!
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Re: [28-29/06/14] 24h Rollers du Mans

Messagepar Joris » Lun 07/07/2014 15:48

Voici mon récit des 24 heures du Mans roller :
Avant la course, la grande question était: me suis-je assez entraîné? J'ai été soulagé de voir que oui.
Notre stratégie devait être la suivante : chacun roule une heure, moi pendant les heures paires, Claude pendant les heures impaires sauf la nuit que nous divisons en deux blocs (moi de 20h à 01h et lui de 01h à 06h).
Je retrouve Dany, le capitaine de l’équipe prestige, et Jennifer à 10h30 à la Gare du Nord. Nous passons ensuite prendre Claude chez lui puis cap pour Le Mans.
Pas de file au camping : ouf ! Nous sommes les premiers à arriver sur les quatre voitures de Rouliroula. Le temps est au beau fixe : pourvu que ça dure ! (même si la météo prévoyait un week-end pluvieux) Chacun s’installe. Ma tente 2’’ ne se déplie pas comme dans la pub : je râle. Finalement, une tente prévue pour 3 personnes n’est pas de trop pour un patineur : mes affaires d’un côté, mon matelas de l’autre et il ne reste plus trop de place.
Les vannes fusent entre Seb et Michel. Je compte les points : stimulé, Michel se défend bien (il n’a jamais eu plus de 4 points de retard). Mais je fatigue avant eux et selon mes derniers souvenirs, Seb remporte le duel sur un score de 30 à 26 (en l’espace d’à peine une demi-heure).
Le lendemain matin, lever à 07h, une pluie fine tombe. Je vais retirer les dossards de notre duo : toujours pas de file. Je profite de mon passage au village roller pour acheter des roues de pluie. Je ne vous dis pas le prix, ce serait indécent… 145€ ! De retour au campement, c’est le moment de nettoyer ses roulements. Je laisse mes roues normales car le soleil a tout fait sécher. L’espoir reste permis. Le temps d’arriver dans les paddocks, la pluie a repris. Il est 13h30, je dois rechanger mes roues avant les qualifications à 14h.
Claude n’avait pas prévu les faire car pour un duo, ce ne sont pas 300 mètres qui allaient changer radicalement le classement. Mais vu que je prenais le départ, je n’avais pas envie de me retrouver en fond de grille et j’avais surtout envie de me tirer la bourre sur un sprint. Je me retrouve au milieu, ce qui n’est pas si mal.
Les équipes s’installent dans les paddocks. Chacune dispose de 4 m x 2 pour dix patineurs : c’est chaud ! Claude et moi arrivons malgré tout à nous greffer pour que la délégation Rouliroula reste groupée. Le temps remet en cause notre stratégie : vu les conditions, il est préférable de ménager notre monture donc nous optons pour des relais de 30 minutes.
Il est temps de s’échauffer, la pluie ne s’arrête pas, mais je suis serein.
A 15h45, je vais sur la ligne de départ. Rivache ne sait pas où il est censé se placer donc je lui propose de prendre le départ ensemble. J’attends la dernière minute pour déposer mes patins de l’autre côté de la zone moquette. Certains ont prévu des sacs plastique ou des chaussons sanitaires pour garder les pieds au sec. Il pleut tellement que mes pieds sont trempés en deux secondes et la moquette s’est transformée en éponge.
A 16h00, le coup d’envoi est donné : les gradins sont pleins. Plus les patineurs partent, plus je pourrais être stressé, mais non, je prends mon temps pour bien attacher mes patins et me sentir à l’aise. Quand je démarre enfin, il ne reste plus grand monde autour du moi.
La côte de la Dunlop est plus ardue sous la pluie, même avec des roues de pluie : ça glisse souvent en fin de poussée. Je me le dirai souvent au cours des 24 heures à venir : je serais plus rapide à pied.
Le descente ensuite : elle est toujours impressionnante au début. Je sais que je suis capable de la descendre « tout schuss », mais la prudence est plus que jamais de mise cette année et je me vois obligé de freiner sur ses deux tiers, ce qui ne m’empêche pas de dévier en fin de virage.
Faux plat descendant sur 1,5 km : que du bonheur malgré la pluie. Le reste du tour ne présente rien de spécial.
Trente minutes plus tard, premier relai. Je suis content de pouvoir changer de chaussettes, mais mes rollers, eux, restent mouillés. J’aurais dû prévoir un sèche-cheveux. C’est toujours mieux que rien.
Claude et moi passons à des relais de 45 minutes.
A 21h20, nous sommes 30es au classement duo. C’est parti pour mon relai de 5 heures. « Bon amusement » [sic] sont les derniers mots de Claude au moment où nous nous passons le témoin. Au bout d’1 h 40, je n’ai plus d’eau dans ma gourde. Arrêt aux stands et pause de 10 minutes. Rebelote 1 h 40 plus tard. J’ai ainsi réussi à trouver un rythme et la nuit m’a paru moins longue. Ces pauses expliquent les tours de 28 ou 32 minutes.
La délivrance arrive à 02h20. Claude me félicite d’avoir tenu le coup. Ça donne du baume au cœur. Même s’il continuait à pleuvoir, je sais que le plus dur est fait à ce stade. J’en ai pourtant plein les cuisses et les mollets. Je passe devant le box des médecins : j’en profite pour demander un doliprane et on me conseille d’aller me faire masser. Quelle bonne idée !
Je suis pris tout de suite et l’étudiant me demande quand est mon prochain relai : « Dans 5 heures. » - « Bon alors on peut prendre notre temps », me répond-il et on en profite pour tailler le bout de gras. En me massant, il me raconte qu’il enlève les « nœuds », c’est-à-dire des accumulations de toxines au niveau des muscles pour les répartir dans d’autres régions du corps et ainsi faciliter leur élimination par l’urine ou la transpiration. Une heure plus tard, c’est un autre homme, relaxé, qui sort du box des kinés.
Avant de me cacher sous mon plaid, je jette un dernier coup d’œil au classement sur les écrans installés dans les boxes : nous sommes toujours 30es. Mais je n’arrive pas à dormir car je dois aller trois fois aux toilettes. Il faut croire que j’élimine les toxines. Il faut aussi dire que j’ai bu 1,5 l d’eau au cours des 5 dernières heures.
Malgré la coupure, mes chaussettes ne sèchent pas. Mais je n’ai pas de cloches.
Claude et moi nous engageons alors dans des relais d’une heure. A chaque pause, mes yeux se mettent à claquer lorsque je tente de regarder où nous en sommes dans le classement. Très gentiment, les membres de l’équipe prestige me proposent de me réveiller à l’heure désirée.
A 09h00, le soleil arrive enfin. Mais avant que la piste ne sèche complètement, une nouvelle ondée arrive. Et ce sera ainsi jusqu’à la fin de la course : éclaircie, averse, éclaircie, etc. Au bout de compte, la piste reste toujours mouillée. Je peux même m’avouer chanceux puisque le dimanche, Claude a eu droit à deux douches et moi une seulement.
A 15h, la délivrance arrive enfin : Claude prend son dernier relai, je peux quitter mes patins.
Ceux qui ne roulent plus montent dans les gradins pour aller encourager les derniers patineurs.
L’équipe Duo_Relax@RouliRoula termine 310e sur 531 au classement général et 21e sur 48 au classement duo avec 100 tours au compteur. J’en ai bouclé 43 (soit 180 km) et Claude en a avalé 57 (soit 239 km). Les 20es avaient 2 tours d’avance sur nous et les 22es étaient 10 tours derrière donc il n’y a aucun regret à avoir. Sans compter les tours où je me suis arrêté, mes temps ont oscillé entre 13’00’’ et 18’29’’ pour une boucle de 4,185 km.
Bilan : la pluie a gâché le plaisir mais elle rend la réussite d’autant plus douce.
J’ai même trouvé ce duo plus facile que le Roll’Athlon car le stress de terminer avant les 6 heures imparties n’était pas là, un circuit fermé est moins casse-patte qu’un circuit sur route ouverte et le coéquipier est à la fois un engagement (si j’abandonne, je le laisse démuni) et une carotte (la perspective de la pause motive). En bref, si l’un tombe, le duo risque fort de s’écrouler et de façon générale, les périodes de repos reviennent à intervalles réguliers.
En regardant vers l’avenir, j’ai très envie de retenter l’aventure en 2015 avec, je l’espère, un temps sec afin de passer la barre des 200 km.
Le temps de prendre quelques dernières photos de groupe sur le circuit, tout le monde rentre au camping.
Le soir, Dany nous a déniché un super restaurant au centre-ville, mais nous sommes mous comme des loques. De retour au campement, tout le monde se retire rapidement dans sa tente. Selon certains, les voitures qui partaient à l’aube klaxonnaient. Il faut croire que je dormais à poings fermés car je ne les ai pas entendues.
Nous prenons la route le lundi à 09h et arrivons à Bruxelles à 15h.
Pour terminer, je voudrais adresser un immense merci aux membres de l'équipe prestige qui ont été à mes petits soins pendant la nuit puis le dimanche: toujours prêts à me réveiller, à me donner un truc ou à sortir une plaisanterie vbvc ça compte beaucoup!
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